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Un territoire d'exception à découvrir et à préserver.

Pays vert et chemin d'eau, le Marais Poitevin est riche en découvertes. Il se dévoile à celui qui sait le pénétrer avec douceur, passion et respect...

Grace à mon site internet, un outils de communication respectueux de l'environnement, je vous invite à découvrir ce vaste territoire aux paysages divers et enchanteurs. Que l'on soit d'ici ou d'ailleurs, la magie opère. Je souhaite vous faire entrer dans l'intimité du Marais Poitevin, deuxième zone humide de France, remarquable et particulièrement fragile, que l'homme a de longue date cherché à domestiquer.

Alors que les préoccupations environnementales tiennent le devant de la scène, il m' appartient plus que jamais de faire connaître cet espace singulier et divers, détenteur d'une exceptionnelle richesse biologique et écologique.  Plus largement, la valorisation et la sauvegarde de notre environnement est pour moi un travail de chaque instants.

    Militant écologiste, j'ai créé ce site internet, pour dire la vérité sur le Marais Poitevin.

Histoire, biodiversité et environnement, patrimoine, culture, tourisme et découverte... Bienvenue sur mon site internet.

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Sèvre Niortaise
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Le Marais Poitevin, de Niort à l'Océan est un espace particulier :

Partir à la découverte de ce territoire complexe qu'est le Marais Poitevin, en accèdent aux clés qui permettent d'en comprendre l'organisation, n'est pas chose aisée. D'abord parce qu'il s'agit d'embraser un espace si grand que l'on n'en voit jamais que des portions, lesquelles ne peuvent donner à aucun moment une idée de l'ensemble. Le Marais Poitevin, s'étend sur 70 kilomètres des portes de Niort, à son extrémité occidentale : Longeville  sur Mer, commune du littoral vendéen dans la plus grande longueur. Et sur une trentaine de kilomètre dans sa plus grande largeur. Soit une étendue d'environ 110 000 hectares, à laquelle s'ajoute la Baie de l'Aiguillon et celle de l'estuaire du Lay. Ce qui fait du Marais Poitevin, la deuxième zone humide de France après la Camargue, et la première zone humide de la façade atlantique.

Le fait est que le Marais Poitevin ne se laisse pas facilement approcher. Peu  de point haut d'où plonger le regard. Ici un horizon bouché par la masse que forme les peupliers, là de vestes étendues que les chemins contournent plus qu'ils ne pénètre à l'intérieur.

A l'aval, une immensité aqueuse : La Baie de l'Aiguillon. Entre les deux, le marais, territoire de liaison entre la terre et l'océan, pays d'eau, d'argile, de tourbe, où s'écoulent fleuve, rivières et canaux. La Sèvre Niortaise, la rivière Vendée, le Lay et le curé sont les quatre principaux cours d'eau traversant le Marais Poitevin avant de rejoindre le Pertuis Breton. Ils ont contribué à façonner lors du comblement du Golfe des Pictons. C'est autour du fleuve "Sèvre Niortaise", colonne vertébrale du Marais Poitevin, que tout s'organise.

L'ensemble du Marais Poitevin est usuellement subdivisé en "marais mouillés" (dont la "Venise Verte") et "marais desséchés", ces derniers parsemés des anciennes îles qui ont laissé des traces dans la toponymie. Mais il ne faut pas croire que les "marais mouillés" se limitent à la dit "Venise Verte", car ont doit également ranger dans cette catégorie : les Marais des Cinq Abbés et des Hollandais (à l'Est du Canal maritime de Luçon), les Marais de Luçon, les Marais de la Vallée du Lay à l'Ouest du Canal de Luçon, et de la Couture des Angles (les Grands Marais de la Claye"), la partie occidentale des Marais de Moricq (Longeville, les Conches).

Initialement, ces "marais mouillés", sont des zones tampons, que les dessiccateurs ont été contraints de réserver pour servir de champs d'expansion aux eaux d'inondation, en attendant leur évacuation vers la Baie de l'Aiguillon. Ils constituent un réceptacle hivernal des eaux des bassins d'amont et une réserve étésienne pour le marais desséché, cette dernière disposant de la maîtrise hydraulique vers l'exutoire marin. En hiver, les "marais mouillé", cherchent à évacuer une eau contre laquelle les "marais desséchés" voudraient se prémunir. En été "les marais desséchés", qui doivent toujours se garder du danger de la l'océan, demandent au "marais mouillés" une eau que ceux-ci souhaiteraient retenir pour assurer une navigation normale. Les "marais desséchés" et les "marais mouillés", sont donc en situation de totale interdépendance mutuelle et ne constituent pas vraiment un milieu naturel, mais plutôt un système socio - écologique résultant d'une longue série d'aménagements successifs, inscrits dans l'histoire d'une valorisation collective incompatible avec des stratégies purement privées.

Les terres poldérisées sont protégées de la menace de l'Océan par des digues successives, mais la menace est toujours présente, en témoigne la tempête Xynthia en hivers 2010. Les prises les plus récentes constituent d'excellentes terres céréalières, alors que les marais plus anciens ont vocation de prairies naturelles ou sont parfois utilisés à des cultures maraîchères. La grande richesse de ces terres à forte productivité primaire tient justement à leur submersion périodique. On ne devrais donc pas être surpris par l'échec des ruineuses tentatives de labour entreprises çà et là.

Tour à tour atout et contrainte, les eaux ne font généralement parler d'elles qu'en cas de calamités : manque (sécheresse), ou surabondance (crues). Leur montée rapide, chaque hiver, interdit prairies artificielles et semailles d'automne. Cependant, les crues étant maintenant évacuées de plus en plus rapidement, on constate depuis peu une usure du sol où les limons fertilisants ne se déposent plus assez. Drainages, remblaiements,  comblements, abattage inconsidéré, des haies, assèchements intempestifs : autant d'initiatives qui accélèrent la circulation de l'eau et menacent les zones humides, où cette eau est justement la base de tout un système socio-écologique particulier.

         Nos marais ne sont le monopole de personne, mais constituent un bien collectif unique, qu'on ne saurait aliéner au profil exclusif des intérêts matériels de certaines catégories sociales, dont les ambitions économiques à courts terme ne devraient pas menacer des richesses naturelles irremplaçables. Certes, le système hydraulique actuel présente bien des imperfections empêchant une parfaite maîtrise des eaux, situation qui résulte en grande partie de l'égoïsme qui présida naguère à maint travail d'aménagement. Des projets prenant en compte l'ensemble du système socio-écologique sont maintenant souhaitables, qui intégreraient toutes données de l'interdépendance hydro-géographique, tout en restant à l'écoute des différents résidents et utilisateurs concernées : agriculteurs, certes, mais également conchyliculteurs, pêcheurs, touristes...

Dominique THOMAS

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Dernière modification : 04 septembre 2015