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Marais Mouillés

Un territoire d'exception à découvrir et à préserver.

Pays vert et chemin d'eau, le Marais Poitevin est riche en découvertes. Il se dévoile à celui qui sait le pénétrer avec douceur, passion et respect...

Grace à mon site internet, un outils de communication respectueux de l'environnement, je vous invite à découvrir ce vaste territoire aux paysages divers et enchanteurs. Que l'on soit d'ici ou d'ailleurs, la magie opère. Je souhaite vous faire entrer dans l'intimité du Marais Poitevin, deuxième zone humide de France, remarquable et particulièrement fragile, que l'homme a de longue date cherché à domestiquer.

Alors que les préoccupations environnementales tiennent le devant de la scène, il m' appartient plus que jamais de faire connaître cet espace singulier et divers, détenteur d'une exceptionnelle richesse biologique et écologique.  Plus largement, la valorisation et la sauvegarde de notre environnement est pour moi un travail de chaque instants.

    Militant écologiste, j'ai créé ce site internet, pour dire la vérité sur le Marais Poitevin.

Histoire, biodiversité et environnement, patrimoine, culture, tourisme et découverte... Bienvenue sur mon site internet.

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La partie inondable du Marais Poitevin

   

Par l'ordonnance que le roi Louis - Philippe signa en 1833. Ce texte, qui visait au dessèchement des "marais mouillé", du bassin inferieur de la Sèvre Niortaise situés dans les départements de la Vendée, de la Charente Maritime, et des Deux Sèvres, arrêtait un vaste programme de travaux, dont la responsabilité et le financement furent répartis entre l'Etat et trois sociétés de marais créée à cette occasion, auxquelles tous les propriétaires sont depuis obligés de cotiser. Chacun de ces groupements forcés est régi par un "syndicat" composé de syndics élus dans les sections communales parmi les propriétaires possédant une superficie minimale de marais.

Le programme prévu par l'ordonnance royale fut peu ou prou réalisé au cours du XIXe siècle. Sans que soit pour autant atteint l'objectif du dessèchement. L'aménagement des biefs de navigation s'est pourtant doublé, au XIXe siècle puis au suivant, de nombreux travaux visant à augmenter la capacité de la Sèvre Niortaise à évacuer les eaux dévalant du bassin versant, aux époques où celles - ci sont jugées excédentaires : création de canaux de dérivation, chantiers d'élargissement et d'approfondissement, travaux de rectification de méandres ont ainsi dessiné le schéma extraordinairement complexe du cheminement actuel de la Sèvre Niortaise et des ses annexes dans son couloir d'inondation, qui la conduit jusqu'à Marans. Un couloir contraint par les digues des dessèchements et qui rétrécit dangereusement d'Est en Ouest.     

Ces énormes efforts ont profondément modifié les milieux, en systématisant dans cette zone de marais mouillés le schéma parcellaire caractéristique de la "Venise Verte" : partout, des fossés et des canaux. Un marais que l'on qualifiait naguère de feuillu tant la strate arborée y est prégnante : les aulnes et les saules ont cédés la place aux frênes conduits en têtards en bordure de parcelles, dont ils retiennent les berges. Les rideaux de peupliers plantés en deuxième ligne, longtemps considérés comme une sorte de bas de laine sur pied, du temps où l'exploitation de leur bois s'avérait encore rémunératrice, forment un second étagement aux lignes plus effilées. Au sol, prairies et mottes jardinées s'assemblent en puzzle verdoyant.

Pour le prix de ces aménagements, d'immenses espaces de roselières ont disparu, et avec elles l'ancien "marais sauvage". L'appellation perdue pourtant du côté de St Hilaire la Palud, fixée par la toponymie qui, est le meilleur gardien de la mémoire de faits qui seraient sinon oubliés de tous !

Les anciennes "terrées", sont aujourd'hui des raretés que l'on cherche à réhabiliter, leurs longues lanières sont décrites dès le XVVIe siècle comme des aménagements destinés à cultiver le bois, selon une organisation qi ménage un équilibre minutieux de la répartition entre sol et eau : deux tiers pour la plantation, un tiers en eaux. Le terrain est découpé en d'étroites bandes séparées par des fossés, dont les produits de creusements ont permis de rehausser le sol, et sur lequel sont plantés des arbres (surtout des frênes) en rangés serrés. L'émondage des têtards produisait de telles quantités de fagots qu'on les exportait dans les villes et régions voisines, de même que les "cosses", pour le bois de chauffage.

"Marais sauvage..." Pourrait-il redevenir ? Certains le craignent, en notant l'défrichement qi fait suite à lé déprise agricole de dernières décennies. Quoi qu'il est soit, "les marais mouillés", le sont donc aujourd'hui encore. Même si la contrainte hydraulique sur les terrains à été de beaucoup allégée, il en vain d'envisager le dessèchement général de cette zone, la plus éloignée du débouché  vers l'Océan. Les habitants des villages ne l'ignorent pas, dont les habitations se serrent sur les terres hautes ou à flancs de coteau, façades alignées, tournées vers la rue, avec un accès à l'eau sur l'arrière, au bas de la pente, là où la crue vient mordre sur les jardins. Les vastes hangars aux solides piliers de pierre blanche que sont les "balets" stockent encore à l'occasion des réserves de fourrages récoltées dans le marais.

La richesse de ce pays était à son apogée sous le second Empire : bois, pêche, élevage, production laitière et beurrière, maraîchage formaient les composantes d'un commerce et d'une économie qui tiraient le meilleur profit des caractéristiques de ce terroir si original, où vivait une population étonnamment dense. Mais rien ou presque de tout cela n'a résisté à l'exode rural et à la modernisation agricole intervenue depuis. Là où coexistaient des productions variées et compatibles entre elles, l'évolution commanda de se spécialiser, d'emprunter la voie unique la plus rémunératrice. Cultiver des céréales, comme en plaine ? Mais comment faire, quand vivre au rythme de l'eau n'autorise guère ici que des cultures de cycle court, à l'image des "mojettes", ces haricots blancs secs ou demi - secs autrefois si réputés, mais dont le commerce s'est effondré quand la concurrence étrangère à pris le dessus ? La question reste entière, et le tourisme seul ne peut pas répondre : comment valoriser ce paysage étonnant, fruit d'une histoire humaine singulière, dans un monde qui semble voué à l'uniformisation ?


La Grande Rigole de La Garette

   
   
   
   
   
   
 

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Dernière modification : 04 septembre 2015