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La mogette

Un territoire d'exception à découvrir et à préserver.

Pays vert et chemin d'eau, le Marais Poitevin est riche en découvertes. Il se dévoile à celui qui sait le pénétrer avec douceur, passion et respect...

Grace à mon site internet, un outils de communication respectueux de l'environnement, je vous invite à découvrir ce vaste territoire aux paysages divers et enchanteurs. Que l'on soit d'ici ou d'ailleurs, la magie opère. Je souhaite vous faire entrer dans l'intimité du Marais Poitevin, deuxième zone humide de France, remarquable et particulièrement fragile, que l'homme a de longue date cherché à domestiquer.

Alors que les préoccupations environnementales tiennent le devant de la scène, il m' appartient plus que jamais de faire connaître cet espace singulier et divers, détenteur d'une exceptionnelle richesse biologique et écologique.  Plus largement, la valorisation et la sauvegarde de notre environnement est pour moi un travail de chaque instants.

    Militant écologiste, j'ai créé ce site internet, pour dire la vérité sur le Marais Poitevin.

Histoire, biodiversité et environnement, patrimoine, culture, tourisme et découverte... Bienvenue sur mon site internet.

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La mogette ou mojhète du Marais Poitevin

   

Le haricot a commencé à fréquenter le Marais Poitevin quand la culture y est devenue possible, après les grands travaux d’aménagement des « marais mouillés » (1833-1845). La légumineuse qui affectionne les terres peu acides, aérées, et relativement meuble, a trouvé dans les terres noires et tourbeuses et les terres sur « bri », les meilleurs atouts de sa croissance. A cette époque dans les marais mouillés, de la Sèvre Niortaise, c’est le haricot nain marbré dit rouge ordinaire qui règne en maître avec un rendement de 750 kg pour 30 ares.

Vers 1860, le président du Syndicat des marais de Vendée obtient d’établir un jardin expérimental sur la commune du Mazeau. Une vingt – sept variétés de haricots sont testées avec succès. 12 variétés sont les plus remarqués pour leur saveur et leur rendement.

A partir de la Première Guerre mondiale, deux espèces de haricots secs de couleur rouge vont sortir du lot pour assurer la substance des communes du Marais Poitevin les plus accessibles par voie terrestre.

A partir de la Seconde Guerre mondiale, la demande française en légumineuse devient très importante, les majeurs parties des terres noires des marais mouillés sont affectée par la culture de la mojhète. C’est l’époque ou des variétés plus précoces (en sec et demi-secs) font leur apparition : le Michelet, le Lingot de Vendée, le Soissons, le Rognon d’Oise, ou Coco du marais et le Pont – l’Abbé, permettant au reste du marais de s’installer dans la production. La mojhète du Marais Poitevin, fut alors exporté vers l’Amérique du Sud, le Brésil, l’Argentine, jusqu’aux années 1960.

Considérant que les produits sur le marché ne sont pas tous qualitativement équivalents, et qu’ils n’induisent pas tous les mêmes inconvénients, un certain nombre de producteurs du Marais Poitevin décident en 1958 de protéger la production du Marais Poitevin en créant un Syndicat Interdépartemental des producteurs de mojhète. Il s’agit de défendre le label de « La Mogette Venise Verte » qui obtient l’homologation de l’AFAQ (Action en Faveur des produits de Qualité) en Qualité France. Trente et une communes du Marais Poitevin bénéficient de l’appellation : 12 en Deux Sèvres (6000 ha de marais mouillé), 6 en Charente Maritime (3400 ha), et 13 en Vendée (6600 ha). Le cahier des charges, volontairement contraignant, impose le contrôle de variétés et des conditions de production et de récoltes. La désinsectisation devient obligatoire et les conditionnements sont clairement établis. Malgré le succès remportés aux concours généraux de Strasbourg et de Paris, la commercialisation labélisée reste plutôt faible. Il faut ajouter la chute des prix, les fraudes, et les lourds investissements préconisés par la Direction Départementale de l’Agriculture. Les Syndicats Intercommunale des producteurs de mogette, fut dissout en 1982.

A cette époque, comme de nombreuses zones rurales, le Marais Poitevin subit les conséquences de l’évolution de la société française tant du point de vue agricole que social. On assiste à la fin des tâcherons, qui préfèrent se salarier dans les entreprises locales ou d’Etat désertant les exploitations qui ont de plus en plus de mal à trouver de la main d’œuvre nécessaires.

Actuellement la zone de production dans le Marais Poitevin est localisée par quelques communes du Marais Poitevin.

La culture de la mojhète :

Jusqu’au milieu des années 1960, avant la construction des ponts et des chemins, la culture de la mojhète en Marais Poitevin exige une organisation toute particulière. Le fumier, par exemple, si bénéfique aux haricots, acheminé lors des crues d’hiver sur les parties les plus hautes puis étalé au printemps après fauchage et désherbage des « carrés ». Les semailles qui se pratique nécessairement après le retrait des eaux d’hiver, ont lieu généralement au début du mois de mai jusqu’au mois de juin voire juillet lorsque le temps est propice à deux récoltes.

Au début du XXe siècle, les parcelles sont ameublies au « gasun », sorte de pelle – bêche triangulaire traditionnellement utilisé en zone herbeuse. Les mojhètes sont ensuite semées à la main par les femmes et les enfants selon un rituelles immuable. Le chef d’exploitation marche à reculons avec la « boèlle » (houe à main) et trace un sillon peu profond d’environ 5 à 6 cm dans lequel sa femme jette les mojhètes une par une, tous les 10 cm. Le premier sillon terminé, on ouvre 40 cm plus loin un sillon parallèle ; la terre rejetée par la houe à main, recouvre alors les graines du sillon précèdent, et ainsi de suite sur l’ensemble de la parcelle. Au bout d’une dizaines de jours, à sa sortie de terre, le haricot bénéficie d’un désherbage et d’un sarclage complet, première étape d’une série qui prend fin à la floraison.

Dans l’entre-deux-guerres, la traction animale modifie sensiblement les rythmes des travaux et l’organisation des « taches ».  La « rigoleuse » (sorte de charrue qui trace deux sillons parallèles), et la herse en bois remplacent désormais les instruments antérieurs. La conséquence de ce progrès technique est immédiate, les parcelles s’agrandissent et les producteurs doivent recruter une main d’œuvre féminine supplémentaire pour assurer semailles, sarclage et récolte qui se pratiquent toujours manuellement.

L’apparition du semoir-herse à un rang et de la houe tractée pour le sarclage libère une partie de la main d’œuvre qui se déploiera dans tout le marais mouillé durent la guerre et l’après-guerre tant les besoins en haricots sont importants. C’est la période où l’on transforme les semoirs à grain et où l’on élargie les rangs. 

A partir de 1960, le marais mouillé se désenclave et le gros matériel peut être acheminé plus aisément sur les parcelles. Malheureusement à partir de 1965, le marché bascule. Le tracteur, le semoir, et la bineuse à trois rangs sont désormais d’une rentabilité toute relative.

De nos jours, le haricot est cultivé avec des moyens modernes par quelques producteurs.


Culture de la mogette du Marais Poitevin

La mogette du Marais Poitevin, "Mogette Venise Verte", à été cultivé sur 31 communes du Marais Marais Poitevin et sur 16000 ha. cultivée pour la consommation française, elle à été exporté vers d'autres continents. En 1958, le label "Mogette Venise Verte", obtient l'homologation de la l'AFAQ.

   
   
   
   
   

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Dernière modification : 04 septembre 2015